Hantavirus : à l’hôpital de Valence, les spécialistes de la Drôme-Ardèche appellent à relativiser les inquiétudes.
- 19 mai
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Au Centre hospitalier de Valence, la situation liée à l’hantavirus est suivie avec attention, même si elle reste pour l’instant éloignée des préoccupations locales.
Les infectiologues expliquent qu’ils surveillent systématiquement l’évolution des alertes sanitaires internationales, ce qui fait partie intégrante de leur mission.
Toutefois, ils rappellent que l’épidémie actuelle demeure circonscrite à quelques foyers localisés et ne concerne pas directement le territoire drômo-ardéchois.
Des dispositifs de contrôle ont déjà été activés à l’échelle internationale afin d’éviter toute propagation. En France, certains établissements spécialisés sont désignés pour prendre en charge les situations à risque épidémique, mais l’hôpital de Valence ne figure pas parmi ces structures de première ligne.
La comparaison avec la pandémie de Covid-19 revient souvent dans les esprits, mais les spécialistes soulignent que les deux situations sont très différentes.
Selon les données disponibles aujourd’hui, l’hantavirus se transmet beaucoup moins facilement.
La contamination nécessite des contacts très rapprochés et prolongés, généralement à moins d’un mètre. Autre différence importante : la période d’incubation est longue et les personnes infectées deviennent contagieuses uniquement au début des symptômes.
Les individus ayant été exposés dans les zones concernées sont systématiquement isolés durant cette période, ce qui limite fortement les risques de diffusion.
L’expérience acquise pendant la crise sanitaire du coronavirus a néanmoins permis aux établissements hospitaliers de mieux se préparer à d’éventuelles situations d’urgence.
À Valence, les équipes médicales expliquent avoir renforcé leurs moyens de coordination grâce à des réseaux spécialisés sur les risques biologiques, en lien avec la Coreb, la Coordination Opérationnelle du Risque Epidémique et Biologique.
Ces échanges permettent aux infectiologues d’obtenir rapidement des informations actualisées, des recommandations scientifiques et des protocoles adaptés.
Des réunions régulières sont organisées pour suivre l’évolution de la situation sanitaire mondiale et adapter les réponses si nécessaire.
Les médecins rappellent également qu’il existe plusieurs formes d’hantavirus.
Celui actuellement surveillé en Amérique du Sud, notamment en Argentine, provoque des épisodes épidémiques généralement maîtrisés assez rapidement. À ce stade, aucun élément ne laisse penser à une mutation inquiétante du virus.
Les autorités sanitaires internationales ont mis en place des procédures destinées à casser les chaînes de transmission avant qu’elles ne s’étendent davantage.
Si une aggravation de la situation devait malgré tout survenir, l’hôpital estime être aujourd’hui mieux armé qu’avant la pandémie de Covid.
Les professionnels de santé ont développé des réflexes de gestion de crise et des capacités de réaction rapide.
Des équipements de protection, comme des masques ou des blouses, sont disponibles, tout comme des chambres individuelles permettant l’isolement des patients si nécessaire.
Pour les infectiologues, il est normal que le système de santé reste vigilant afin d’éviter toute propagation du virus.
En revanche, ils considèrent qu’une inquiétude généralisée au sein de la population n’est pas justifiée à l’heure actuelle.
Même si le souvenir du Covid reste très présent, notamment chez les soignants, les données scientifiques disponibles ne montrent pas aujourd’hui de raison de céder à l’alarmisme.
PHOTO : LE D.L.

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