Drôme : des militants dénoncent des mesures de contrôle et de surveillance à leur encontre
Dimanche 1er novembre, le Comité de lutte montilien s’est rassemblé devant la gendarmerie de Donzère pour apporter son soutien à l’une de ses membres. Eden fait l’objet d’une MICAS (mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance), une décision qu’elle conteste avec les autres militants, estimant qu’elle est normalement destinée à prévenir les risques terroristes.
« On est des militants, pas des terroristes. » C’est le message porté par la dizaine de personnes réunies ce dimanche devant la gendarmerie de Donzère. Leur présence avait pour objectif de soutenir Eden, membre du Comité de lutte montilien et militante de La France insoumise, visée par une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS).
La militante raconte avoir découvert cette décision vendredi matin, lorsque dix policiers se sont présentés à son domicile pour lui remettre le document officiel. Elle souligne le professionnalisme des agents, tout en reconnaissant avoir été impressionnée par leur nombre pour la remise d’un simple arrêté gouvernemental.
Créée dans le prolongement des attentats de 2015, la MICAS a été instaurée par la loi SILT en 2017. Elle permet aux autorités d’imposer certaines restrictions aux personnes concernées, notamment en limitant leurs déplacements ou en leur interdisant de participer à certaines manifestations.
Cette mesure suscite des contestations parmi les militants, qui s’interrogent sur son application dans ce contexte. Selon les informations rapportées, plusieurs décisions similaires ont été prises en France. Au moins trois concerneraient des militants de La France insoumise dans la Drôme.
Photo : LE D.L.

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