Mobilisation à Valence : les assistants d'éducation réclament « plus de reconnaissance » devant l'inspection académique
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PHOTO : LE D.L.

À l'appel d'un mouvement de grève national ce mardi 2 juin, un rassemblement s'est tenu en fin de matinée devant l'inspection académique de la Drôme, à Valence. Une petite dizaine d'enseignants et de personnels de l'Éducation nationale se sont mobilisés pour dénoncer le manque de reconnaissance et la précarité qui touchent les assistants d'éducation (AED) dans les collèges et les lycées.
Le syndicat SNES-FSU, en première ligne, exige une revalorisation profonde du statut de ces personnels indispensables au bon fonctionnement des établissements. « On demande le respect de leurs missions, un salaire décent et qu’ils soient protégés pour ne pas être à la merci des renouvellements de contrats précaires », insiste Semya Ajmi-Watbled, secrétaire départementale du syndicat.
Parmi les principales revendications, le syndicat réclame la mise en place d'une grille salariale nationale tenant compte de l'ancienneté dès la première année, avec un salaire minimum fixe de 1 850 euros net par mois à temps plein. Les manifestants demandent également l'accès à la formation sur le temps de travail, la fin du recrutement direct par les chefs d'établissement et la création d'une brigade de remplacement.
Le SNES-FSU pointe enfin du doigt un manque criant de moyens dans le département : lors de la rentrée 2025, plus de la moitié des établissements drômois (30 sur 56) affichaient une dotation en personnels inférieure aux besoins théoriques.
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