Valence : les commerçants touchés par les dégradations après les violences du 17 octobre
Au lendemain de la mobilisation du 17 octobre, plusieurs commerçants du centre-ville de Valence tentent de faire face aux conséquences des violences. Certains magasins ont été dégradés ou pillés, tandis que d’autres ont dû fermer plus tôt que prévu ou mettre des passants à l’abri. Pour les commerçants, ces événements sont particulièrement marquants.
Dimanche 18 octobre au matin, la boutique Lacoste, située dans le centre-ville, était surveillée par un agent de sécurité. Une partie de sa vitrine, brisée la veille lors des affrontements, avait été remplacée par des panneaux de bois. Un habitant du quartier a dénoncé des faits qu’il juge inadmissibles.
D’autres enseignes ont également été touchées, notamment le magasin de vêtements Graphiti, dans la Grande-Rue, ainsi que la parfumerie Sephora, rue Madier-de-Montjau. Leurs devantures endommagées étaient elles aussi protégées par des plaques de bois.
Sur l’avenue Victor-Hugo, le magasin JD Sports a subi d’importantes dégradations. Plusieurs individus ont brisé sa vitrine avant de repartir avec des vêtements et des chaussures. Un riverain raconte avoir vu de jeunes adolescents abandonner certains articles volés sur le sol, faute d’avoir pu les emporter correctement.
Le secteur situé entre la gare et la place du Champ-de-Mars a été particulièrement marqué par les affrontements entre les casseurs et les forces de l’ordre. Le lendemain, des capsules de grenades lacrymogènes étaient encore visibles sur la chaussée et une odeur de brûlé persistait.
Près du kiosque Peynet, des branches arrachées à un arbre du Champ-de-Mars et un amas de cendres devaient être évacués par les services municipaux. D’après plusieurs témoins, un groupe de casseurs s’était rassemblé dans ce secteur en fin de journée, avant d’être dispersé par les forces de l’ordre.
PHOTO : LE D.L.

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